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Ce site atteint peut-être les buts que son auteur s’était fixé.

" Chères copines, chers copains, amis du Clos-Salembier, nous apprenons avec une grande tristesse le décès d'un ami : Guy Llobéra. A toute la famille nous adressons nos sincères condoléances et nous l'assurons de notre pleine amitié. Nous aurons une pensée émue pour Guy.
Guy Llobéra est le deuxième en partant de la droite, avec une casquette noire. La photo a été prise en 2009 à Uzès. Grande émotion aujourd'hui chez les membres du Clos-Salembier."

 

Souvenir d'Uzès le 14 juin 2009.
   

"Reconnaissez-vous ce beau petit communiant ? Eh bien il s'appelle Alain Coint, Alain (chemise noire) qui a bien grandi puisqu'il est devenu un imposant gaillard. Cette photo date du 19 juin 1953. Cinquante-six ans séparent ce cliché pris à Notre-Dame d'Afrique des dernières photos d'Uzès. Grâce à vous tous, Internet est un instrument merveilleux ! Régalons-nous !"

Jean Pierre Donnart et son frère Michel au Clos-Salembier en 1957.

Les Noël organisés par madame Auriacombe, envoi de Marie-Jeanne MICHEL, née PEREZ.

Communion de Marie-Jeanne Pérez au Clos-Salembier.

Sur votre merveilleux site j'ai vu que Sylviane Fischer recherchait des contacts et surtout des photos prises pendant la période passée au centre F.Lung. Je pense que celles que je vous envoie vont la surprendre et lui faire plaisir. En effet, elle a été invitée par Mme Auriacombe à ma communion solennelle (faite à l'Eglise Ste Marie de Mustapha Supérieur) - Le comité de la Croix-Rouge d'Alger m'avait réservé cette surprise car je n’avais que ma mère pour seule famille, ma mère qui aidait en cuisine parfois le dimanche. Ce jour-là j'ai eu droit à une fête somptueuse et des invités de marque : Mlle Lung Présidente de la Croix-Rouge, Mlle Antona Inspectrice sociale, M. Grimm, chef François, un ecclésiastique. A table, j'étais entourée de Sylviane Fischer et de Monique Baldo, mes deux grandes copines avec qui je passais toutes mes vacances d’été ou d’hiver au centre aéré du Clos Salembier. Ah, heureusement qu'elles étaient là car au repas il y avait des écrevisses qu'il fallait décortiquer et toutes les trois nous étions gênées, mais on s'en est bien sorti, entre deux fous rires.

Sur la photo "communion", Sylviane est la plus petite - Sur la photo "les petits chevaux" : Monique est la 1ère à gauche et moi la deuxième. Ce petit groupe a aussi exécuté un ballet  nautique à la piscine.

Des photos de Pierre-Yves Augé. La communion à Diar-el-Mahçoul

et une des dernières photos prises au Clos-Salembier.

Roger et Charlotte Wallier sont des anciens du Clos-Salembier. Ils font partie de nos fidèles lecteurs. Ils habitaient dans une villa rue de l'Aubépine. Les photos sont datées de 1941 et de 1946. Leur fille Paule est née en 1940, l'autre fille Danielle est née en 1944.

Restez longtemps parmi nous, chers amis, vous avez toute notre sympathie.

Sylviane Fischer habitait au 52 de la rue Cardinal Verdier. Sa mère, qui travaillait à la mairie de Bab-el-Oued, l’avait inscrite ainsi que son frère Jean, au centre aéré Lung où elle a passé son brevet des 25 mètres. Citons à présent : « Je n’ai malheureusement pas de photos prises au Clos. A l’époque, nous n’en faisions pas beaucoup. Aurions-nous donc pensé qu’il nous faudrait quitter un jour notre merveilleux pays ? Merci pour ces souvenirs ».

Medhi est né en 1972, donc dix ans après l’indépendance. Il a toujours en mémoire Le Golf tel qu’il avait été conçu (au temps de la France) avec son cinéma, son stade et le boucher du coin. Il se souvient de son émotion lorsque les autorités ont fait détruire l’immeuble du côté de la Présidence. Il ajoute que même l’église Sainte-Anne n’a pas échappé aux vautours de la construction. Il demande : « Qui donc a le droit de détruire une église, patrimoine universel ?

Même le projet de construction d’une bibliothèque (comme nous le disait notre directrice de l’école Sainte-Anne pour nous rassurer) n’a pas abouti. On en est encore au stade de chantier et cela depuis… vingt ans ! » Medhi pense à ses voisins d’autrefois et lance un appel : « Que deviennent les Escales. ESCALES.  Une famille qui habitait rue Georges Moussat. Donner nouvelles et écrire au site du Clos-Salembier qui transmettra.

 

Pierre-Yves Augé consulte encore notre site car il ne se lasse pas d’en faire le tour. Que de souvenirs, s’exclame-t-il, qui remontent à ma mémoire. La piscine ? Nous y passions de grands moments. Nous y allions avec la paroisse de Diar-el-Mahçoul. C’est bien là que j’ai appris à nager et j’ai même passé mon brevet des 50 mètres. Il ajoute encore : « Je crois que c’est avec vous que j’ai passé mon brevet. » Je veux bien le croire, j’ai appris à faire la brasse à tant et tant d’enfants. Je continue aujourd’hui avec mes petits-enfants. Le rythme n’est pas brisé.Et puis, et puis, Pierre-Yves est allé tout seul à la piscine ou avec des copains, pour draguer les filles.

    

Ah, Pierre-Yves, puis-je mentionner que tu avais bien raison ! Les filles ? Il y en avait de splendides et elles remplissaient l’espace, tout autour des gradins, de leurs rires et de leurs exclamations.

Tu termines ton e-mail en précisant que tu t’es amusé et que tu as passé toi aussi (comme moi, comme nous tous) de bons moments au centre Lung. Tout cela est bien loin mais ne s’oublie pas. « Souvenirs tapis au fond de ma mémoire », signales-tu, « et grâce à vous, tout revient. Merci beaucoup ».

     Merci à toi, Pierre-Yves.

Mériem Chick nous prie très amicalement de passer le message suivant (nous recopions) :« Je suis Algérienne et je suis née en 1943. Je suis allée à l’école de la rue Vignard où j’ai eu beaucoup d’amies françaises. Hélas, je n’ai plus de leurs nouvelles. Je me souviens de Jeanne qui habitait rue des Coquelicots. Annie Lévi qui habitait Diar-el-Mahçoul et d‘autres encore dont j’ai oublié le nom.   Je pense aussi à Sintes qui avait un café un peu plus bas de la place du Clos-Salembier. Moi, j’habitais Diar-el-Mahçoul le bâtiment 14. Si des personnes se rappellent de moi, eh bien qu’elles écrivent au site du Clos-Salembier. J’éprouverais un grand plaisir si je pouvais les retrouver. Un grand merci. 

Simone Gautier pense à ses enseignantes, particulièrement à madame Sintes et recherche ses amies : Janette Combaz, Colette Dedieu, Simone ?... Elle revoit, grâce à notre site, défiler la Redoute, le Golf, la marbrerie des Buissetti, le Ravin de la Femme sauvage et l’avenue Fromentin qu’elle arpentait quatre fois par jour à pieds et par tous les temps.

Henri Guey a retrouvé, comme par un coup de baguette magique, ses dix ans et les noms de copains qu’il croyait oubliés. Son frère Jean-Pierre a été moniteur comme moi, dans les années cinquante.

Yves Mercé quant à lui, éprouve joie et émotion lorsqu’il visite notre site. Il salue ses amis moniteurs et coéquipiers du waterpolo. Yves était surveillant de baignade. Il a travaillé lui aussi avec Lucien, Lucien dont les filles disaient qu’il avait un sourire merveilleux, Lucien  qu’on peut voir sur une photo du chapitre LA PISCINE. Yves nous dit mille fois merci pour notre heureuse initiative.

Brahim a tout simplement les larmes aux yeux. Citons-le : « Merci de tout cœur pour votre site. Bon courage. » Et il s’exclame aussi : « Vous serez toujours les bienvenus à Alger ! ». Merci Brahim et pouvons-nous ajouter que souvent, nous aussi, depuis quarante-quatre ans, nous essuyons tout comme vous, une petite larme en regardant les photos de notre cher Clos-Salembier.

Bourdine trouve ce site magnifique car il est né au Clos-Salembier .Il a fait ses études à Diar-el-Mahçoul et à Fromentin. Il a tenu à signer le Livre d’or. Je lui dis ma gratitude.

Brigitte Ortéga elle aussi nous dit merci pour (nous citons) ce super site. Elle a habité chemin Abdel Kader à la Redoute puis rue des Azalées. Ses  sœurs se prénommaient Astrid et Lydia, son frère Michel. Elle recherche quelqu'un de là-bas qui la connaîtrait.

Emile Monserrat avait ses grands-parents qui habitaient rue des Iris, la villa Emile, à côté du couple Magrot. Face à la villa, il revoit un petit immeuble de trois étages où habitait monsieur Guitare. Le grand-père d’Emile a été contrôleur des bus T.A. puis contrôleur des marchés. Il jouait à la pétanque sur un petit terrain situé à l’angle de la rue des Iris et de l’avenue Fromentin. Emile a découvert notre site avec plaisir.

Du Canada, Djamel Mouloud Haddadi lui répond car il connaît la villa Emile (Djamel écrit au présent alors que pour nous, bon gré mal gré, le passé est mort), la villa Emile qui fait l’angle avec les escaliers de la rue des cyclamens. Il connaît aussi la famille qui habite à présent dans cette villa. Il revoit très bien aussi le petit immeuble situé en face et si ses souvenirs sont exacts, la famille – une famille composée de beaucoup de garçons- qui demeurait dans cet immeuble, a quitté le Clos aux environs de 1965. Djamel est né en 1959. Ses parents vivent toujours au 12 de la rue des Iris.

Henri Domenech est né à Bab-el-Oued en 1942 et il est allé à l’école Franklin mais aussi à l’école de Dia-es-Saada entre 1953 et 1955. Ses parents avaient déménagé dans les nouvelles HLM de Diar-el-Mahçoul. Henri n’a plus de photos de ces moments-là. Nostalgie ? Il aimerait retrouver des copains d’école de cette période. Il demande si nous pouvons faire quelque chose pour lui. Alors nous lançons un appel.

L’animateur du site a tenté sa chance et a fait passer une annonce dans l’Algérianiste n°  111 de septembre 2005.

Il avait été prévenu : « Les collectionneurs ne sont pas généreux et gardent jalousement leurs trouvailles. Il ne faut pas se leurrer. Tu n’auras pas de réponse

Et pourtant, pourtant, une réponse est arrivée.

Renée et Francis Rambert ont envoyé sept cartes merveilleuses placées dans le chapitre Le Golf : le bois de Boulogne, le Golf, la Redoute… De quoi se remplir des yeux humides et en même temps, une amitié s’est créée.

Les deux couples vont se rencontrer dans la région parisienne, peut-être pour évoquer leur jeunesse passée là-bas. Francis sait raconter des histoires en sabir. Gageons qu’Edmond Brua ne sera pas très loin.

 

André Escobédo est un ancien du centre aéré Lung des années 1951 et 1952. Il désire nous dire qu’il y a passé de bons moments. Il se souvient du petit amphi fait de pierres où les enfants et les animateurs répétaient les spectacles de fin de vacances.

De nos jours, les centres aérés n’ont rien à voir avec ce que les enfants ont connu à la Croix-Rouge. Il  précise encore : « je ne suis pas chauvin. Bravo pour ce site et longue vie. »

 

Jean-René Scebat, auteur d’un message très plaisant à notre intention, nous précise que ses deux sœurs Claudine et Martine ainsi que ses deux cousins Alain et Bernard Darmon n’ont rien oublié de leurs vacances d’été des années 1956-57-58-59. Il évoque au nom de tous les cinq, la piscine et ses maîtres nageurs voltigeurs (Ah, Jean-René, tu ne m’as pas oublié et ni Lucien ni Mamèche. Nous étions, c’est vrai, des voltigeurs à notre manière).

 

Le diplôme des 25 mètres, pirouette cacahuètes, la fête annuelle avec les parents, les pompons, le chien du gardien Coco-bel-œil, les courses en autocar (plus vite chauffeur, plus vite chauffeur, plus vite…), et surtout la chanson :

Clos-Salembier d’malheur
On est comme des voleurs
On est tous enfermés
Comme des vaches enragées…

Tu as en tête tous les couplets de cette chanson et tu nous remercies chaleureusement.  Nous avons ravivé en toi de très bons souvenirs. Puis-je rajouter que notre Clos-Salembier de malheur, nous l’évoquons aujourd’hui (la preuve, ce site !) avec beaucoup de nostalgie ?

Merci Jean-René.

Nacer Rabah était bien jeune lorsque j’étais moniteur au centre Lung, mais peut-être nous sommes-nous croisés du côté de la rue des Coquelicots ? Selon Nacer, notre centre Lung s’appelle aujourd’hui Djenne Lakdare (djenne : jardin).

Les anciens bâtiments ont été transformés en bureaux et salle des fêtes. Aucune comparaison avec le quartier voisin du Golf qui a subi misère et dégradations. Merci Nacer de nous rassurer car, tu le sais bien, par la pensée, là-bas, c’est toujours un peu chez nous.

 

Christian Hugon a habité à Diar-el-Mahçoul de 1956 à 1960 au n° 11 de la place des Quatre Vents. Il a été moniteur deux étés et en 1957 nous avons travaillé ensemble. Il nous a envoyé des photos prises en 1957 dont une qui porte la mention : Madame Auriacombe et son staff. Que d’émotion en voyant madame Auriacombe et des visages que je reconnais! Christian, tes clichés sont aussi les miens et je les aime tous. Tu nous contes ensuite dans le détail combien tu as fait un voyage intéressant à Alger en septembre 2005. Les photos de ce voyage concernant le Clos-Salembier sont au chapitre « El Madania aujourd'hui ». Les visiteurs devront consulter le Livre d’or de ce site pour connaître tes commentaires et être édifiés.

 

 

Nous ne savions pas si le petit château était une construction antérieure à la conquête. La question était posée. Nous avons aujourd’hui la réponse donnée par Naceur Benkherfallah.

Il affirme que cette construction date de l’émir Ab-el-Kader, vers 1830 mais il n’a pas de date précise. Merci Naceur, nos lecteurs sont informés.

 

Fethia Bouyahi est notre première correspondante algérienne. Elle a grandi à Diar-el-Mahçoul, au bâtiment n° 15. Elle lance un appel pour avoir des nouvelles de ses camarades de classe et de mademoiselle Allouache, institutrice en primaire dont elle garde un très bon souvenir. Fethia nous promet une photo de groupe scolaire. Elle a aimé ( elle aussi ! ) le quartier du Clos-Salembier.

Dany a pris le bus K ou K barré pour se rendre en ville ou aux GLEA (Groupes Laïques d’Etudes d’Alger, chemin Yusuf, près du Champ-de-Manoeuvres). Connaît-elle le site très intéressant des GLEA ?

Sainte-Anne fut son école primaire et elle a fréquenté le célèbre lycée Fromentin. Elle habitait au N° 5 chemin Abd-el-Kader. Elle s’exclame : «Que de souvenirs remontent, jamais enfouis, toujours prêts à resurgir ». Et elle ajoute : «Merci pour ce site ».

Jean Soria est né au 177 de la rue de Lyon, entre le Jardin d’Essai et le Marabout, près du téléphérique. Il a fréquenté l’école Caussemille, le collège du Champ-de-manœuvres et a fini ses études à l’Ecole Normale de la Bouzareah de 1957 à 1962. Il a été moniteur au centre de la Croix-Rouge en 1959 et 1960 puis il est passé chef de groupe en 1961. Il nous a envoyé d’intéressantes photos dont la piscine en couleur. Il a quitté Alger le 13 juin 1962. Il vit aujourd’hui aux portes de Paris.

 

Jean-Pierre Donnart a rempli quelques lignes sympathiques dans notre Livre d’or. Il a retrouvé un voisin, Timsi, de l’avenue Fromentin. Ils avaient le même épicier, monsieur Joseph. Cela peut créer des liens.

Pas l’épicier mais l’avenue où ils vivaient durant leur jeunesse. Un couscous est prévu entre eux pour la rentrée de septembre 2005. Jean-Pierre formule des vœux pour que vive longtemps le site du Clos-Salembier.

Naceur nous informe que le centre de la Croix-Rouge n’a pas bougé et il fait partie maintenant du Ministère de la santé. Naceur et sa famille vivaient dans le premier bâtiment  situé face au téléphérique. Il nous dit qu’il est encore entrain de visiter notre site et il en a les larmes aux yeux. Il interroge : « Marc,  puis-je te dire mon frère ? Oui ? Alors mon frère je te prends au mot et j’en fais le serment : je t’invite, je serai ton guide, tu iras où tu voudras. Je suis un homme de parole parce que je suis d’origine kabyle et tu connais les Kabyles pour leur fierté ». Nous avons gardé la copie de ses messages. Les phrases ont été reconstruites par nos soins.

Jean a découvert notre site avec émotion. Il a vécu à Diar-es-Saada 22, Allée des Cascades de 1954 à 1962. Il connaît le centre Lung et surtout la piscine. Il allait s’y entraîner afin de passer le brevet de sauveteur pour pouvoir, précise-il, encadrer les colonies de vacances. Il a passé début mai 2005 une semaine à Alger. Il n’a pu faire qu’un rapide passage au Clos-Salembier. Il joint à son message une photo des immeubles donnant sur le cimetière du boulevard Bru.

Laissons-le parler à présent : « Les bâtiments ont mal vécu surtout par manque d’entretien et surpopulation, mais l’accueil des Algériens est plus que chaleureux. Et l’on est partout accueilli à bras ouverts. Félicitations pour ce site ».

Je te tutoie, Jean, parce que nous sommes allés ensemble à l’école Molbert, rue Horace Vernet et peut-être aussi que nous avons passé ensemble le brevet de sauveteur. Merci de m'avoir contacté. Tu me donnes franchement envie de retourner là-bas l’espace d’une semaine. Revoir Alger…

Djilali recherche des coordonnées concernant l'Association des amis de la Redoute et de Birmandreis. Envoyer les renseignements sur notre site qui transmettra.

Abdelkhalek veut nous dire simplement que les embruns n’ont pas eu raison des chevaux de Diar-el-Mahçoul et il nous fournit la preuve en image, une splendide photo.

Nous la publierons avec son autorisation et nous en profiterons pour donner l’adresse de son site, un site composé de photos toutes plus belles les unes que les autres. 

Andrée a trouvé notre site par hasard (le hasard qui fait bien les choses) et elle déclare : «Quel bonheur de se replonger dans ses souvenirs ». Elle a vécu au 43 Porte de la Mer de Diar-el-Mahçoul. « Moments d’émotion » soupire-t-elle. Comme nous la comprenons.
Pour nous aussi des moments d’émotion et tous les jours depuis le mois d’octobre 2004, date de lancement de notre site.

Guy a retrouvé le temps fabuleux de son enfance et a pu revivre les étés passés avec les copains du quartier, à la piscine Lung dont il a gardé la carte.  

Mais, ajoute-t-il, le temps s’enfuit comme du sable entre les doigts. Oui, Guy, le temps s’en va.
Las ! le temps, non, mais nous nous en allons…

Abderrahmane vit au Clos-Salembier. Il semble étonné de l’amour que nous portons à l’Algérie et il nous dit mille fois merci . Réponse : lorsque vous entendrez, Abderrahamane, bruisser les vieux arbres autour de la piscine, pensez à nous qui vivons toujours par la pensée dans notre cher pays perdu.

Gaby nous raconte : La salle des fêtes de la rue Victor Barrucaud, comme la plupart des salles servait à cette époque à tous les événements locaux et joyeux. Pendant et après la deuxième guerre mondiale, le bal du samedi soir et puis les mariages, les baptêmes, etc. Il n’y avait pas de cinéma alors il fallait aller un peu plus loin, à la Redoute. Pendant la période où les Américains avaient pris pied en Algérie, il y eut un cinéma dans une baraque en tôle ondulée surnommé le « tonneau ».

C’est dans ce « tonneau » que les enfants et les adolescents allaient voir des films d’outre-Atlantique qui n’étaient pas doublés et bien sûr ils ne comprenaient rien du tout. Lorsque les Américains sont partis, le « tonneau » a été transformé en marché couvert.
Et le sport ? Deux mots sur le sport qui a toujours passionné les foules. Le Clos avait de bons sportifs, un club de vélo nommé USHA, des boxeurs connus. L’équipe de basket évoluait sous les couleurs de l’Union Sportive du Clos-Salembier mais un jour l’USCS est devenue le RAMA.

Simone, par exemple, retrouve avec émotion les lieux de son enfance et de son adolescence. Elle habitait le Ravin de la Femme sauvage et elle se rendait à pied à l’école du Clos-Salembier. Son école ? Il n’y en avait qu’une avant la construction de Diar-es-Saada et de Diar-el-Mahçoul et elle nous parle avec bonheur de la rue des Tulipes et de la rue des Roses, deux rues bien indiquées sur le plan.

Ralphy se souvient du spectacle que nous avions joué (nous, les moniteurs) à la façon des Frères Jacques, sur les bords de la piscine, et puis aussi des matches de foot-ball homériques (donc bruyants) entre une équipe dite de Bab-el-oued et l’autre du Champ de Manœuvres avec Moraly dans les buts et un garçon indigène très rapide qu’on appelait Napoléon. J’ai oublié, je l’avoue, Moraly, mais je revois bien Napoléon.

J’ai encore dans la tête ces cris des jeunes joueurs qui mettaient tant de passion à leur jeu. Le stade est là, la photo a été prise au deuxième trimestre de l’année 2005. Depuis ces matches avec Moraly, Napoléon, Ralphy datent de 1955, cinquante ans, oui cinquante ans nous sont tombés sur le dos. Cinquante ans remplis de joie, de peine, un mariage, des décès, des enfants, des petits-enfants. Des descendants des Français de là-bas qui ne connaîtront jamais la Croix-Rouge du centre Lung au Clos-Salembier.

Dominique, quant à elle, revoit un rosier grimpant blanc qui courait sur une gloriette au-dessus du portail d’entrée et de belles fleurs qu’on lui interdisait de cueillir. Elle se souvient d’une arrière-cour où elle assista pour la première fois au dépouillement d’un lapin.

Théo, pour se rendre au Clos-Salembier, empruntait le boulevard du Télemly et passait par le très beau parc de Galland. Ah ! Le parc de Galland ? Théo a-t-il vu le tableau de Roméo Aglietti ? Les glycines du parc de Galland ! Une pure merveille.

Puis Théo continuait sur l’avenue Franklin Roosevelt et faisait une pose à la petite église Sainte Marie. Il saluait l’abbé Chabanis et continuait son chemin.

Charlette et Francis ont revu avec émotion la piscine où ils ont célébré leur mariage le 21 août 1958. Il y avait un bar sympathique, des tables et toujours de la musique. Il semble que leur union tient toujours. Bravo !

Abdelkader vit aujourd’hui au Sahara, au nord de Ghardaïa. C’est avec joie, dit-il, et avec émotion qu’il a retrouvé le centre aéré Frédéric-Lung du Clos-Salembier, appelé communément la Croix-Rouge. Il a passé deux années dans ce merveilleux endroit (je cite) en 1956 et 1957 (nous nous sommes forcément connus). Voici la piscine où il a appris à barboter ... il y a 50 ans, et la tour sur laquelle il grimpait sans doute, et qui se trouvait au milieu des pins .

La tour, oui la tour! J’avais oublié d’en parler. Elle était située près de la piscine et nous y montions avec les copines. Merci Abdelkader, tu as de la mémoire. Je me permets de te tutoyer puisque, en 1956 et 1957, nous n’usions point entre nous du voussoiement. Tu possèdes un français de grande qualité. Orthographe, syntaxe, parfait.

Jacques Villard, cofondateur en 1973 et aux côtés de Maurice Calmein, du Cercle Algérianiste, pense que le texte et les photographies forment une page d’Histoire d’Alger du temps de l’Algérie française.

Jean-Pierre nous dit : « Que de souvenirs en voyant ces photos. J’ai habité le bâtiment B de 1955 à avril 1962 ». Jean-Pierre, 1962, l’année où nous sommes tous partis avec, à l’époque, un espoir de retour. Mais la France nous a happés : Du travail, beaucoup de travail en ce temps-là, des logements confortables nous ont été livrés et souvent par nous achetés.

Des enfants sont nés, des enfants à qui nous avons beaucoup parlé de l’Algérie enjolivée par l’évocation de notre jeunesse. L’Algérie, un pays qu’ils ne désirent même pas connaître. Quant à nos anciens, ils nous ont quittés après avoir écrit une petite page de l’Histoire de France. Mes parents ne liront pas « mon » Clos-Salembier.

Gérard retrouve des souvenirs. Ses beaux-frères et les parents de ces derniers sont nés au Clos-Salembier où il a passé plusieurs mois de vacances et il se souvient de l’avenue Fromentin et de la rue des Bleuets. Il souligne que les villas étaient belles.

Ammad envoie un bonjour à ceux qui ont élaboré ce site extraordinaire et il veut tout simplement nous dire combien nous serons toujours les bienvenus en Algérie, l’Algérie, notre pays à tous.

Une petite phrase toute simple (reconstruite par nos soins), écrite dans un français hésitant et pourtant des mots qui nous vont droit au cœur. Merci Ammad.

Henri retrouve dans notre site l’endroit où il a passé son certificat d’étude en 1959. Il a vécu à Diar-es-Saada de 1954 à 1962. Il habitait bâtiment A Escalier 1, face au cimetière du Boulevard Bru et de l’arrêt des trolleys K barré et D. Il explique : « Je me souviens très bien du centre de la Croix-Rouge qui se trouvait près de notre bâtiment et nous y allions souvent avec des copains frauduleusement (par-dessus les grillages) pour jouer. »


Mérini a vu le jour le premier novembre 1960 (donc il est né Français-Musulman) et il a habité Diar-el-Mahçoul Bâtiment1 simple confort. Il nous explique son émotion en revivant son enfance et il retrouve les souvenirs de la piscine. Il nous envoie une photo d’école de 1966-1967.
Pour la publication des photos de classe nous nous étions fixé les dernières années 1962/1963. A bien y réfléchir nous pourrions peut-être publier la photo de Mérini. Nous allons tester la réaction de nos lecteurs et visiteurs. C’est à eux qu’appartient aujourd’hui ce site.

Timsi vit en France. Il nous donne des détails que nous reproduisons avec plaisir. Il est né en août 1953 (donc lui aussi est né Français-Musulman) au 32 avenue Fromentin. Il est allé à l’école maternelle rue reine d’Astrid de Belgique. La directrice s’appelait madame Roux et l’ institutrice madame Singer qui habitait le Clos-Salembier. Il a fréquenté l’école primaire de Diar-el-Mahçoul et sa nouvelle maîtresse s’est alors appelée madame Fromentin. Un autre instituteur portait un nom plus difficile à retenir : Muscat Pieri de Angelis. L’épicier de l’avenue Fromentin, c’était Joseph.

Maintenant nous allons reproduire le texte de Timsi dans son intégralité. Timsi a 53 ans et il n’est plus le gamin qui se promenait avenue Fromentin ou boulevard Laurent Pichat. Nous allons l’écouter s’exprimer avec beaucoup de sérieux. Nous avons été sensibles à ses accents de vérité. Voici : «Et un jour moi aussi j’ai quitté mon beau quartier qui a été défiguré par l’exode rural. Ils sont venus de partout : Tebessa, Guelma, Souk-Ahras et moi j’ai été obligé de quitter à mon tour le Clos-Salembier qui est devenu invivable. »
Timsi dont nous aimerions avoir le prénom, remercie l’auteur qui lui a fait revivre son enfance dans le plus beau quartier du monde.

Mizzi nous dit qu’en ce qui concerne l’Algérie, plus y a de sites et plus il veut en voir. Il semble insatiable et trouve toujours du plaisir dans ses visites. Il lance un appel : « Je recherche la famille Thibert qui habitait le Clos-Salembier. Il y avait quatre frères. Il semble qu’un membre de cette famille était apiculteur. J’accepte tous renseignements concernant cette famille. Merci à tous. » Et voilà Mizzi, ton appel sera peut-être entendu.

Annie : « Merci mille fois pour tous ces souvenirs qui sont remontés brutalement à ma mémoire. J’ai été monitrice au centre Lung pendant deux ou trois étés entre 1957 et 1960 et j’ai habité Diar-el-Mahçoul les dernières années d’Algérie.
Annie, nous avons donc travaillé ensemble l’été 1957 et nous nous connaissons.

Mouloud a été mon meilleur correspondant. Il est tombé presque par hasard sur ce site et m’a aussitôt contacté. Un français excellent qu’il écrit avec une certaine verve. Gentil, correct, simple alors qu’il domine par l’esprit. Je lui ai demandé de signaler son passage dans notre Livre d’Or. Il n’a pas refusé parce qu’il est trop poli mais il n’a pas dit oui. A plusieurs reprises il m’a invité : «Venez, venez, venez… » 

Hélas, moi qui ai voyagé toute ma vie, je ne peux pas prendre la décision de monter dans un avion pour Alger. La paralysie me gagne. Je connais le Liban, la Syrie, l’Egypte, la Cisjordanie, le Maroc, la Tunisie, la Turquie, que sais-je ? Combien encore de pays musulmans ? Ma situation professionnelle a été entièrement vouée à l’aviation.

Roger a été moniteur au centre Frédéric-Lung en 1958 et 1959 dans le camp des Bleus et le responsable du groupe d’animateurs était un instituteur qui enseignait à El-Oued. Bien entendu son nom de totem était El-Oued. Peut-être que certains enfants et moniteurs se souviennent, ajoute Roger, de cette période heureuse. Annie et Roger, ces deux anciens moniteurs ont connu eux aussi la piscine et se sont prélassés sur les gradins entourés de verdure. Petit pincement au cœur, n'est-ce pas?" .

Des noms, des prénoms, arrivent vers nous depuis des mois. C’est inattendu. Nous y croyons sans y croire parce que c’est trop beau.

Il faut répondre, tenir une sorte de comptabilité brouillonne, dire et redire mille fois merci du fond de notre cœur. Une constatation : une seule Algérienne nous a contactés.

Au soir de sa vie, le Chrétien que je suis dira peut-être un jour dans ses prières : «L’an prochain au Clos-Salembier… Inch Allah. » 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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